MAWAHIBUL QUDDUS
LES DONS DU TRES-SAINT
Traite De Théologie
"Je me réfugie auprès de DIEU contre les malices de Satan le l’apidé."
AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX
Puisse DIEU accorder Paix et Salut à notre Seigneur MOUHAMMAD. Nous Sollicitons
Ton Assistance, Toi qui apportes le Secours Providentiel et auprès de Toi nous implorons
L’Aide. DIEU nous suffit, Quel Bon GARANT ! "SEIGNEUR ! J’atteste solennellement
devant Toi, devant les Anges Porteurs du Trône Glorieux, devant les Anges de toutes les
hiérarchies et devant l’ensemble de Tes créatures, que Toi, Tu es la DIVINITE
ABSOLUE et qu’il n’y a point de Divinité Si ce n’est Toi Seul, Tu n’as également point
d’associé et MOUHAMMAD est Ton Serviteur et Ton Messager." Il n’y a de Moyen, ni
de Puissance qu’en DIEU, le SUBLIME, l’INCOMMENSURABLE. Il n’y a point de
Divinité en dehors de DIEU, le TRES-HAUT, MOUHAMMAD est l’Envoyé de DIEU,
sur lui la Paix et le Salut de DIEU, le TRES-HAUT. Une issue n’est heureuse qu’en
DIEU, le TRES-HAUT ; c’est Toi que nous adorons et c’est auprès de Toi que nous
implorons Assistance.
1. Ahmad, descendant de Habîballâh de la famille Mbacke, en espérant la Grâce Subtile
du TOUT-GENEREUX et MAJESTUEUX, dit :
2. Je rends grâce à Celui Qui a l’exclusivité de la PREETERNITE, Il n’a point enfanté et
personne n’est égal à Lui
3. Lui Qui a créé volontairement les hommes, sans nécessité, ni contrainte
4. J’exalte Sa Sainteté ! Il est le SEIGNEUR à Qui reviennent la VOLONTE et la
PUISSANCE ; Il fait ce qu’Il veut
5. Il a conféré la précellence aux vertueux par la foi et a abandonné les rebelles dans la
mécréance
6. Puis, que la Paix et le Salut soient éternellement sur le Bâillon (persuasif) de tout
associateur capitulard
7. En l’occurrence, le Plus Louangé (Ahmad), qui a apporté le Coran et a confondu les
infidèles par la force de l’argument
8. Sur sa famille, sur ses compagnons, sur sa communauté et sur quiconque suit leur
exemple jusqu’au Jour de l’Angoisse
9. Tant que celui qui se réfère à la Science de I’UNICITE DIVINE (Tawhîd) est au-dessus
de l’ignorant et du suiviste
10. Après cela, les Sciences Religieuses constituent le meilleur des patrimoines et la
précellence des Faveurs que DIEU accorde à un adorateur
11. Mais la Science de l’UNICITE DIVINE est le meilleur viatique pour l’homme dans la
tombe et au Jour de la Résurrection
12. Car elle est suffisante à l’exclusion des autres et aucune de la totalité des sciences
n’est profitable sans elle
13. Or, les érudits les plus perspicaces n’ont pas vu, dans ce domaine, un ouvrage
semblable à celui fait par As-Sanusi
14. C’est pour cela qu’un des disciples m’a prié de le versifier, afin que Soit réalisé son
vœu
15. Alors, j’entrepris avec promptitude de subvenir à sa requête, sollicitant moi-même
L’Assistance de l’ABSOLUTEUR
16. Il m’a été disposé la meilleure récompense en provenance du SEIGNEUR de toute
créature - J’exalte Sa Sainteté -
17. Afin que je le compose en une versification réunissant tous les avantages et excluant
tout préjudice
18. Il m’arrive souvent d’ajouter quelque part une chose qui ne figurait pas dans la prose,
afin que cela profite au moins perspicace
19. Je l’ai intitulée "LES DONS DU TRES-SAINT, DANS LA VERSIFICATION DE
LA PROSE DE NOTRE MAITRE AS-SANUSI"
20. Puisse DIEU, notre SEIGNEUR, nous préserver tout le temps du mal de Satan et du
Jaloux qui se manifeste
21. Je sollicite auprès de Lui que ma versification soit un bouclier contre le Feu attisé de
L’Enfer (SaCîr) et une Voie menant au Paradis
22. Et qu’elle soit exempte de toute forme de lacune et procure tous les bienfaits
23. Et qu’elle soit pour moi la meilleure provision dans la tombe, au Jour du
Rassemblement et au moment des Interpellations
24. Et qu’elle protège celui qui la mémorise ou la comprend contre toutes les adversités
25. Par la Grâce du Plus Louangé (Ahmad), qui est l’Intercesseur, le Choisi, et de
l’ensemble des Prophètes, des Saints et des Erudits
PREAMBULE
26. Sache - puisse DIEU t’accorder la rectitude et la grâce ! - que DIEU, notre SEIGNEUR, existe et rien ne Lui est consubstantiel
27. Il n’est l’émanation de rien et n’est immanent à rien, Il n’est en dessous de rien et ne
repose sur rien et ce, de manière absolue
28. Il n’est n’i créé, ni circonscrit, Il n’a pas de support et n’est dominé par rien
29. J’exalte la Sainteté de Celui qu’aucune créature n’est à même de connaître, ni de Lui
rendre grâce ! Son REGNE est INCOMMENSURABLE et PUISSANT
30. Car Il n’a ni semblable, ni époque, Il est exempt de genre et Il est sans lieu
31. Tout ce qui se présente à l’esprit humain et ce, de tout temps, est différent de notre
SEIGNEUR, l’UNIQUE
32. Préserve-nous - ô Toi le CREATEUR ! - de Satan, de sa séduction et du
dépouillement de la foi
33. Par la Grâce de Ahmad et des vertueux, sur lui la Paix et le Salut du CEATEUR
34. Incite-nous à accomplir des actions que Tu agrées et garde-fous de tout ce que tu
exècres
SECTION
35. Abordant directement notre sujet. Nous commençons par célébrer le NOM de notre
SEIGNEUR, le NOBLE-GENEREUX
36. Sache que tout raisonnement dialectique s’articule autour des trois principes suivants :
37. Le Nécessaire, l’Absurde et le Contingent et ce, d’après les savants
38. Le Nécessaire est ce dont un esprit sain récuse la non-existence, telle la
PREETERNITE du MAITRE DU TRONE
39. L’Absurde est ce dont l’existence est inconcevable, par la raison d’un homme doué
d’entendement
40. Par exemple, l’existence parmi les créatures d’un être prééternel, comme le supposent
gratuitement certains bornés
41. Le Contingent est ce qui peut être ou ne pas être, au même degré de possibilité, selon
le point de vue de l’homme d’érudition
42. Tels la mort immédiate ou future d’un individu et l’acte de création des êtres par
DIEU, sois donc intelligent !
43. Aussi est-il indispensable à toute personne responsable de ses actes (Mukallaf), selon
la législation mais non intellectuellement, d’apprendre ce qui est nécessaire
44. Relativement à Son Statut - je L’exalte ! Il est TRES-HAUT - et de connaître ce qui
est contingent et absurde vis-à-vis de Lui
45. Egalement, la connaissance des mêmes principes à l’égard de l’ensemble des
Prophètes est jugée obligatoire
46. Sur eux la Paix et le Salut, tant que le MAITRE DES CIEUX guide, par eux, Ses
adorateurs
47. Admets ceux parmi Ses Attributs - il est PUISSANT et GLORIEUX ! -qui sont
Nécessaires, dans cette présente versification en rajas
48. Ils sont (ces Attributs), d’après le consensus des gens du savoir, au nombre de vingt
49. Le premier d’entre eux est l’EXISTENCE, ensuite la PRIMORDIALITE, puis la
SUBSISTANCE, autrement dit une permanence infinie
50. La signification véritable de la Subsistance est l’exclusion de l’extinction dont l’être
est passible, selon l’avis du Sage
51. Puis Sa DISSEMBLANCE - le TRES-HAUT - DE TOUT CONTINGENT, retiens
cette thèse !
52. La définition de celle-ci, dis que c’est le contraire de toute matérialité (corporéité)
avec ses propriétés, de même que de l’accident
53. Puis Il a une AUTOSUFFISANCE tout le temps, qui fait partie des Attributs
Nécessaires à l’Egard de l’ABSOLU
54. Je veux dire qu’il n’a besoin ni de "Mahal", ni de "Mukhashish", Il est PUISSANT et
MAJESTUEUX
55. Et on traduit ici le mot "Mahal" par "essence" (quiddité) et non par "endroit", selon
l’avis des clairvoyants
56. De même, "Mukhashish" signifie ici "auteur" (cause), examine leur point de vue
57. Parmi ces Attributs, on compte le MONISME (Unicité), je veux dire qu’il n’a, dans
Son Essence, ni second, ni égal
58. Il n’a (également) point de semblable dans Ses Attributs - j’exalte Sa Sainteté ! - et
dans Ses Actions ; puisse-t-Il nous enrichir de l’octroi de Ses Bienfaits
59. Voilà six Attributs dont le premier est appelé Qualité de l’Ame (ou de l’Essence),
retiens cela !
60. Il s’agit de l’EXISTENCE, puis des cinq autres qui lui succèdent dits Attributs de
Négation, selon la source immuable
61. Car ils excluent tout ce qui ne sied pas à l’égard du MISERICORDIEUX, sache-le !
62. Puis, il Lui revient sept autres Attributs Nécessaires qu’on appelle Réalités
Essentielles (MaCânî) qui confirment la Perfection Divine
63. Et ces Attributs traduisent quant à eux, sans équivoque, des Qualités existantes en Lui
64. Ils sont intrinsèques à l’Essence de l’Existant et impliquent à l’égard de Celle-ci un
statut irréversible
65. C’est-à-dire : dès lors qu’ils s’accordent à une essence, ils engendrent en elle des
statuts qui la qualifient, réfléchis !
66. Et de tels statuts dits « Manifestations Intelligibles de l’Essence » (Macnawiyya) sont
illustrés par l’exemple suivant
67. L’attribution de la Qualité de TOUTE-PUISSANCE à l’Essence de DIEU, le TRESHAUT,
implique le Statut de TOUT-PUISSANT, devine ce qu’on ne t’a pas dit !
68. La première de ces Qualités Essentielles (MaCâni) est la PUISSANCE, puis la
VOLONTE, la SCIENCE, la VIE ; consacre-toi à l’adoration !
69. L’OUIE, la VISION, la PAROLE ; puis viennent les Manifestations Intelligibles
(Macnawiyya)
70. Qui sont les Statuts de DIEU suivants : le TOUT-PUISSANT, le VOLONTAIRE, le
SAVANT, le VIVANT, l’AUDIANT, ô toi l’adepte !
71. Et Ses Statuts - je L’exalte ! - de VOYANT et de PARLANT, consulte celui qui est
informé
72. La définition de la Puissance (Qudra), d’après le gnostique, le connaissant, le
savantissime, l’océan de savoir, c’est la qualité
73. Qui permet l’existentiation et la résorption des possibles dans le genre humain
74. Et ce, conformément à la Volonté ; une telle qualité alors, n’est l’apanage que de notre
SEIGNEUR, admets-le !
75. Quant à la définition de la Volonté (normative), c’est l’attribut par lequel la
détermination des possibles existants s’opère, ô toi le perspicace !
76. Dans quelques uns des cas possibles qui sont au nombre de six, s’accouplant, selon la
logique, à six autres
77. Ce sont : l’existence possible (d’un être), à la place du néant possible (de cet être),
raisonne !
78. De même, la mesure existentielle qui lui est particulière, qu’on distingue de toutes les
autres mesures existentielles courantes
79. Et l’aspect qui lui est spécifique, à l’exclusion de tous les autres aspects également,
réfléchis !
80. De même, l’époque qui lui est particulière, à l’exclusion de toutes les autres époques,
d’après ce qui est mis à jour
81. De même, le lieu qui lui est dévolu, en dehors des autres lieux dans leur totalité, ô toi
l’intelligent !
82. Et la direction de localisation qui lui est particulière, à l’exclusion de toutes les autres
directions, selon le rapporteur
LA FONCTION DIVINE ET CE QUI S’ENSUIT
83. Puis quant à la FONCTION DIVINE, on l’identifie par la valeur numérique du
composé « AYUN » (alîf = 1 ; yâ = 10) [soit onze] parmi les Attributs, d’après celui qui
sait
84. Je veux dire l’EXISTENCE, la PRIMORDIALITE, puis la SUBSISTANCE et Sa
DIFFERENCE AVEC CE QU’IL A CREE
85. Puis l’AUTO-SUFFISANCE, l’OUIE, la VISION et la PAROLE - Sa Grandeur
transcende l’aire de la pensée (humaine) -
86. Et le fait également qu’Il soit l’OYANT, le VOYANT, le PARLANT de ce Dont Il est
Digne
87. Puis, la SEIGNEURIE découle des Attributs dont le nombre est la valeur numérique
du composé « WAJU » (waw = 6 ; Jim = 3), [soit neuf]
88. A savoir : la PUISSANCE, la VOLONTE, de même la SCIENCE, la VIE, mémorise à
la fois ceux-ci et ceux précités
89. Le fait que le MAJESTUEUX soit le PUISSANT, le VOLONTAIRE, le SAVANT, le
VIVANT et l’UNIQUE
90. Enumère de surcroît, ici, les conditions de l’AGENT DE TOUT ACTE (AI FâCilu),
elles sont huit, d’après As-Sanusi le pertinent
91. Je fais allusion à la PUISSANCE, la VOLONTE, la SCIENCE, la VIE et au fait d’être
le PUISSANT sur tous les existants possibles
92. Et également d’être le VOLONTAIRE, le SAVANT et le VIVANT ; Il est TRES HAUT
et PERMANENT
93. Quant aux Attributs de la PERFECTION DIVINE (Al Kamâliyya), Ils sont au nombre
de six, sans conteste
94. A savoir : l’OUIE, la VISION, la PAROLE et ceux Qui leur sont corollaires, selon le
Guide (l’Imâm As-Sanusi) RELATIVITE DES ATTRIBUTS
95. Sache que chacun de ces Attributs a une relativité, sauf celui de la VIE
96. Et cette relativité, d’après ce qui est rapporté de la source, - dis-le ! - est la tendance
des Attributs à une exigence complémentaire
97. Une fois qu’ils s’appliquent immuablement à une Essence, veille à la relativité de
chaque Attribut
98. Sa PUISSANCE et Sa VOLONTE sont à la fois en relation avec la totalité des
Possibles
99. Et les possibles sont de deux catégories : les possibles existants et leurs contraires,
sans faute
100. Quant au possible existant, il comprend trois cas : le passé, le futur, puis le présent,
c’est connu
101. Tels que la génération des ancêtres, celle des fils potentiels et notre génération
contemporaine, sans dissimulation
102.Et comme les cieux, les terres, la Plume (Divine), le Trône, le Piédestal, n’oublie
jamais les différentes parties
103.Le possible non-existant comprend également trois parties, auprès de celui qui sait
104. La foi d’un mécréant et l’incrédulité d’un croyant ; la troisième est la procréation
d’une personne stérile
105. L’homme qui a obtenu la Grâce de DIEU (l’Imâm As-Sanûsi) illustre les deux cas
susmentionnés par ceux d’Abû Jahl et d’Abû Bakri le Véridique As-Siddiq
106. Car DIEU le TRES-HAUT en est certes Capable, mais n’a pas voulu que cela se
produise ainsi
107. Et quant aux Attributs de SCIENCE et de PAROLE, accorde-Les, toi qui es
intelligent, avec le Nécessaire, le Possible et l’Absurde
108. Les Attributs de l’OUIE et de la VISION sont en relation, quant à eux, avec tout
existant, d’après celui qui a atteint (la connaissance) véridique
109. Et ils (les Maîtres) ont scindé l’Existant en deux catégories : le Primordial et son
contraire et ce, sans faille
110. Quant à l’Existant Primordial, il s’agit de l’Essence et des Attributs de DIEU, puis de
Ses Noms, comme l’ont dit les sources sûres
111. Quant à l’Existant produit, il se divise en trois parties : le passé, le futur et entre les
deux, le présent, telle la terre et la végétation
112. Le sens véritable de l’Attribut de SCIENCE, selon les pieux anciens, - dis le !- est la
Qualité par laquelle la chose connue se découvre
113. Dans ce qu’elle est en soi, d’un dévoilement qui ne comporte ni déficience, ni
différence
114. Dans chaque face des aspects imaginables ; consacre-toi à l’adoration en guise de
sacerdoce, on t’accordera des bienfaits, ô toi bonhomme !
115. Le connu (maclûm) d’une chose est tout ce qui se dispose à la connaissance selon les
règles du raisonnement, dans le temps
116. A savoir : ce qui est nécessaire, possible et absurde ; tout ce qui est en dehors de cette
trilogie dépasse le stupide comme le sagace
117. Le vrai sens de 1’ Attribut Divin de PAROLE est une Vérité intelligible, intrinsèque à
l’Essence de Celui Qui a suscité le genre humain
118. Commentée en référence à Lui de manière divergente, selon les explications, c’est
l’avis des pieux prédécesseurs
119.Elle est également en dehors de tout ce qui est littéral, sonore et conceptuel, cela est
sans controverse
120. Elle est pure de toute altération, de redite, de globalité, de fragmentation et
d’hésitation
121. De même, Elle est exempte d’épilogue et d’exorde, de pause et de déclinaison, ô toi
l’ami !
122. Et des autres transformations en dehors de celles précitées ; je célèbre la Gloire de
mon SEIGNEUR aux Parfaits Attributs !
123. Puis la VIE est, quant à Elle, un Attribut qui confirme la seule Faculté de perception
de Son Essence, cela est établi
124. C’est à cause de cela que cet Attribut de VIE n’exige pas de complément à Sa
manière d’être dans Son Essence (DIEU), Il est MAJESTUEUX et GLORIEUX !
125. Tout Attribut qui n’a pas une exigence complémentaire, n’a pas de relativité, sois un
homme de droiture ! PARTICULARITE ET GENERALITE
126. Il existe entre ces Attributs un rapport de particularité et de généralité par application
sectorielle (ponctuelle) ou globale (d’ensemble) sur leurs champs d’action, d’après les
hommes de science
127. Spécialise à la fois la PUISSANCE et la VOLONTE aux possibles non existants,
ainsi tu auras suivi le connaisseur
128. La VISION et l’OUIE, spécialise-Les à l’Existant Primordial, à l’exclusion des deux
précédents, ainsi le MISERICORDIEUX t’accordera Son Agrément
129. Généralise-Les également aux existants produits, à l’instar de l’ensemble des
créatures, selon les propos du chercheur
130. Puis entre les deux premiers Attributs (PUISSANCE et VOLONTE) et les Attributs
de SCIENCE et de PAROLE, il existe une particularisation et une généralisation, ô toi
jeune homme !
131. Alors spécialise la SCIENCE et la PAROLE - ô toi jeune ! - au Nécessaire et à
l’Absurde, ceci est immuable
132. Car les deux Attributs de PUISSANCE et de VOLONTE sont en relation avec le
Possible, alors que ces derniers (le Nécessaire et l’Absurde) ne sont pas des possibles
133.Généralise ces quatre Attributs - ô toi le réfléchi ! - à tous les contingents (purs
possibles), tu auras vu juste
134. Et entre les Attributs de SCIENCE, de PAROLE, de VISION et d’OUIE, il existe
une particularisation et une généralisation à considérer
135. On particularise la PAROLE, de même que la SCIENCE aux possibles non-existants
et à l’absurde, ô toi, l’intime -
136. Car l’OUIE et la VISION sont en relation avec l’Existant, alors qu’on ne verra
jamais la réalisation de ces deux cas (les Possibles non-existants et l’Absurde)
137. Généralise- Les (tous les quatre) à tout Existant, tu professeras ainsi l’UNICITE du
MISERICORDIEUX, ô toi le réfléchi !
138. Puis la PAROLE, de même que la SCIENCE ont plus de relations que les autres
Attributs - ô toi bonhomme ! -
139. Car Elles sont en relation avec les choses Nécessaires, les Purs Possibles et
l’Absurde (l’impossible)
140. Les Attributs qui ont le moins de relations sont l’OUJE et la VISION, car Ils ne sont
en relation qu’avec l’existant apparent (visible ou audible)
141. Les Attributs qui ont ni plus ni moins de relations, d’après le Célèbre, sont la
PUISSANCE et la VOLONTE, certes !
142. Car chacun d’Eux est en relation avec les deux catégories de possibles (existant et
non-existant), selon ce qui est immuable
143. Ainsi s’achève notre dialectique sur les Attributs du MAJESTUEUX, abordons après
cela les Absurdités
LES VINGTS ATTRIBUTS CONTRAIRES
144. Vingt Attributs, soit la valeur numérique de la lettre « Kâf », son inconcevables à
l’Egard du SEIGNEUR de tous les êtres possibles (Mumkinât)
145. Ce sont les opposés des Attributs précédents, qui sont les Nécessaires à l’endroit de
notre SEIGNEUR et qui sont Immuables
146. Le vrai sens de deux choses contraires, c’est deux principes exprimant deux réalités
qui s’opposent systématiquement
147. Et qui ne se rencontrent jamais en un point commun, selon le consensus des savants
148. La NON-EXISTENCE, l’ADVENCITE, le NEANT ACCIDENTEL, la
SIMILITUDE AVEC LES CONTINGENTS, perçois !
149. Le sens véritable du vocable « Ai CAdam » (la non-existence), selon l’avis du sagace,
est exprimé par toute chose qui n’est pas
150. La définition de « Al Quddûs » (l’Advencité) est, dis-le !, une existence qui a lieu à
partir du néant, à l’instar des vivants, réfléchis !
151. La définition de "Tur’u CAdamin" (néant accidentel) est l’inexistence consécutive à
une existence antécédente, selon le juge
152. Quant au vocable "Ai Mumâthala" (la similitude avec les contingents), sa définition,
selon le noble chercheur
153. C’est l’absence de différence dans les Attributs, c’est certain, dans les Actes et dans
l’Essence, proclame-le !
154. Les cas de l’absence de différence, selon As-Sanusi, sont au nombre de dix, retiens les,
ô toi le clairvoyant !
155. Qu’il Soit un corps, je veux dire : que Son Etre puisse occuper une place déterminée
dans le vide ontologique
156. Et quant au vide ontologique, il a (plusieurs) appellations qui sont : espace, vide
ontologique, atmosphère
157. Ou qu’Il soit- le MAJESTUEUX - un accident effectif afférent à un corps, Il est
GLORIEUX et TRES-HAUT
158. Un accident est un fait qui n’est jamais indépendant en soi, à coup sûr, et ce, sans
ambages
159. Ou qu’Il soit- le MAJESTUEUX - localisable par rapport à un corps, dans les côtés,
qui sont au nombre de six
160. Le haut, le bas, le devant, la gauche, le derrière, la droite, n’oublie pas l’exemple
161. Ou qu’Il ait Lui-même un profil, comme nous autres en avons- je professe la
Sainteté du CREATEUR DES CIEUX -
162. Ou qu’Il soit- le MAJESTUEUX - circonscrit dans le temps ou dans l’espace, sois
juste
163. Ou qu’Il soit, dans Son Essence, de la même nature que les contingents, sois donc
doué de connaissance gnostique
164. Ou bien qu’il soit, le DIGNE DE MAJESTE, de nature petite - je L’exalte - ou
grande
165. A l’instar de la puce, de la fourmi, ou à l’image de l’éléphant ou du rhinocéros
166. Ou bien qu’Il soit de nature à nourrir des aspirations (’Aghrâd), dans l’action ou dans
le jugement, cela est sans conteste
167. Le véritable sens de "Al gharad", au sens profane du terme (ne convenant pas à
DIEU), c’est l’existence d’un motif de réalisation
168. D’un des faits, ou d’une sentence parmi toutes les règles de Jurisprudence, puisse ton
espoir se réaliser !
169. De même, il est inadmissible, sans équivoque, qu’Il NE SUFFISE PAS A LUIMEME
170. Comme étant une qualité intrinsèque à une essence, ou qu’Il ait besoin d’un facteur
171. Puis il est également inadmissible qu’iL NE SOIT PAS UNIQUE, le TRES -HAUT
172. Comme étant- Il est MAJESTUEUX ! - composé dans Son Essence ou dans Ses
Attributs Sublimes, prête foi à ceci !
173. Ou qu’Il ait un égal dans Son Essence ou dans Ses Attributs
174. Premièrement, comme s’il Lui revenait deux Puissances, -dis-le !- ou deux Sciences,
ou deux Volontés
175. Et deuxièmement, comme Si Son Essence, qui est Sainte, ressemblait à une
quelconque essence éminente
176. Ou qu’il existe un quelconque agent de l’Univers efficient dans une quelconque
action qu’il accomplirait
177. Je veux dire : Il n’y a point d’action, ni d’effet, relevant du genre humain - suis le
connaisseur -
178. Sur lui-même, ou sur autre chose ; mais en vérité, tout ce qui n’est pas Lui, relève de
Son Action, détrompe-toi !
179. Puis il est inadmissible qu’une INCAPACITE revienne à DIEU, le MAJESTUEUX,
dans tout ce qui est possible, quel qu’il soit, ô toi l’intelligent !
180. La définition de « Al Cajz » (l’incapacité), selon les propos de notre Maître, c’est le
manque d’aptitude dans l’existentiation de ce qui est possible
181. Mais quand il s’agit de ce qui n’est pas possible, tel l’absurde, on ne parle pas
d’incapacité dans ce cas, réfléchis
182. De même, l’EXISTENTIATION DE QUELQUE CHOSE PARMI LES
CREATURES MALGRE LUI (est inadmissible), eu égard à ce qui se rapporte à son
Essence
183. Je veux dire sans que cela ne relève de Sa VOLONTE à Lui, en vérité, rien ne peut
être existencié si ce n’est de Sa VOLONTE
184. Ou qu’Il le fasse avec inconscience (Dhuhûl), ou négligence (ghafla), ou que ce soit
par un rapport de causalité (cilla), ou par disposition naturelle (Tabc) existante
185. La définition de "Adh-Dhuhûl" (l’inconscience), c’est perdre la conscience de
quelque chose initialement connu ; puisse le secours te parvenir !
186. Le sens véritable du vocable "Al Ghafla" (la négligence), c’est l’abandon inconscient
de la réalisation voulue d’un projet et ce, par simple omission
187. Le sens véritable du vocable "Al Cilla " (la causalité) est, sans équivoque, la
disposition à produire un effet de manière inévitable
188. Sans qu’il ne soit subordonné à l’existence d’une condition ou à l’absence d’un
facteur d’opposition efficace
189. Comme le mouvement d’une bague, lié à celui du doigt, examine !
190. Le sens véritable de "At- Tabc" (la disposition naturelle), c’est le fait de donner lieu à
un effet irréversible, selon l’avis de l’éminent (Savant)
191. Sur la base de l’existence d’une condition et l’absence d’un facteur d’opposition
considéré
192. A l’instar de l’effet de brûler lié au feu, comme l’a illustré le prédécesseur
193. De même, l’IGNORANCE est inadmissible à Son Egard, ainsi que tout ce
qu’appréhendent les esprits dans le sens de l’ignorance
194. Comme le scepticisme, la conjecture, la méditation, la présomption, l’oubli et la
connaissance spéculative
195. La MORT est inadmissible également à Son Egard, puis la SURDITE, la CECITE et
la MUTITE
196. Les contraires des Manifestations Intelligibles de l’Essence de notre SEIGNEUR
sont, en cela, très clairs, sois donc réfléchi !
SUR LE POSSIBLE A L’EGARD DE DIEU LE TRES-HAUT
197. Quant à ce qui relève du Possible pour DIEU - que le scepticisme t’épargne ! - c’est
de produire ou non tout être possible
198. Comme Sa Faculté de susciter les créatures avec leurs actes et l’envoi (auprès de
nous) de Ses Messagers, sans ambiguïté
199. De même, Son octroi de récompenses au croyant et Son châtiment à l’endroit du
mécréant, le Jour de la Reddition des comptes
200. Au même titre que ceux-là, Son exigence de la foi (piété), Son interdiction de
l’incrédulité et Son Acte qui impose à Ses créatures raisonnables des obligations juridico religieuses (Taklîf), admets-donc !
201. Réfute le point de vue de celui qui soutient à Son Egard l’obligation (de faire) le bien
(çalâih) ou le mieux (’açlah), tu seras ainsi pourvu des vertus de la Bonne Education
202. Tout Acte qu’accomplit le MAJESTUEUX (Al Jalîl), cela, quel qu’il soit, est ce qui
est Beau
203. Car tout don provenant de DIEU, en direction de Ses serviteurs, s’établit comme une
faveur
204. Et tout châtiment qui frappe à demeure un esclave de DIEU, est un acte de Justice de
notre SEIGNEUR, l’ABSOLU
205. Si tu ne te complais pas dans l’Arrêt irrévocable de DIEU, le SEIGNEUR ABSOLU,
tu ne cesseras de connaître affliction et tourment
206. Sois satisfait de la Décision du MAJESTUEUX, afin d’avoir une quiétude de l’âme,
Ô toi l’intelligent
207. Tout ce qui est Sa VOLONTE se produit, car Il n’a pas d’antagoniste qui Lui oppose
le véto
208. Qu’Il nous pourvoie de l’état de satisfaction dans tout ce qu’Il prédétermine et nous
dispose à œuvrer dans le sens de tout ce qu’Il a agréé
LES PREUVES EVIDENTES
209. Quant à la preuve de l’EXISTENCE de DIEU, c’est l’Advencité du monde, selon
l’avis de tout érudit
210.Car s’il (le monde) n’était pas, comme on sait, une création, étant en vérité son
propre créateur, nécessairement
211. Il y’aurait, sans faute, une prépondérance de l’une, parmi deux choses identiques
212. Sur l’autre ; sans même qu’une cause l’eût motivée, ce qui serait un cas absurde aux
yeux de tout clairvoyant
213.Notre preuve sur la nature adventice de l’univers, c’est sa combinaison à l’accident,
découlant de la VOLONTE de l’OMNISCIENT
214. Tel que la séparation, la réunion, l’immobilité ; car tout ce qui est inhérent au
contingent est une contingence
215. Notre preuve sur l’Advencité des accidents qui nous affectent, c’est les changements
évidents auxquels nous sommes confrontés
216. Du néant à l’existence réelle et, à l’inverse, je veux dire de l’existence à la non-existence
217. Cependant, cette nature adventice sera explicite à partir de sept paramètres, aux yeux
de tout chercheur
218. Confirme l’accident et sa combinaison avec l’être (réceptacle), ne conçois jamais
l’existentiation d’une contingence sans antécédent
219. Infirme la thèse du transfert possible d’un accident - ô mon ami ! -, ainsi tu seras
favorisé, de même que l’éventualité de la non-existence de l’ETRE PRIMORDIAL
220. N’admets point la latence et l’évidence dans les desseins de faire coexister deux
contraires, ainsi tu seras un assisté de DIEU
221. L’isolement de l’accident en soi-même est également à bannir, d’après la philosophie
de tout juste qui ne dévie pas
222. Puis, quant à la preuve de la nécessité de la PREETERNITE du CLEMENT, d’après
les raisonnables
223. S’Il n’était pas - Il est MAJESTUEUX ! - PRIMORDIAL, Il aurait besoin d’un
créateur, du fait qu’Il serait évidemment un être créé
224. Et, nécessairement, on tomberait dans le processus du cercle vicieux ou de
l’enchaînement infini, alors qu’aucun de ces deux cas de sophisme ne peut se produire
225. Or, le principe du cercle vicieux est le fait pour quelqu’un d’être à la fois créé et
créateur, considère ce qui est rapporté
226. Quant à l’enchaînement indéterminé, selon le consensus, c ‘est une suite infinie
227. Puis quant à la preuve de Sa SUBSISTANCE - l’Eternellement TRES-HAUT - selon
l’avis de As-Sanusi le modèle 228.S’il était possible que le néant L’atteigne une fois,
comme il nous arrive à nous, l’apanage de la PRIMORDIALITE Lui échapperait
229. Car Il serait en ce moment un possible existant, or celui-ci est une créature, ne
trébuche pas
230. Comment d’ailleurs ? Alors qu’il est explicité précédemment la nécessité de la
PRIMORDIALITE de Celui Qui est DIGNE d’EXISTENCE, l’ABSOLUTEUR DES
PECHES
231. Puis la preuve attestant la nécessité d’être DIFFERENT DE SES CREATURES, sois
instruit !
232. Si jamais Il était l’égal de quelque créature, Il serait contingent et aurait un semblable
certain
233. Et cela est inadmissible, à cause de ce qui est susmentionné, pour la nécessité de Sa
PRIMORDIALITE, ainsi que de Sa SUBSISTANCE, ô toi l’intelligent !
234. Puis, la preuve manifeste de la SUFFISANCE DE DIEU - le TRES-HAUT et
GLORIEUX- A LUI-MEME
235. S’Il avait besoin de quelque chose en provenance d’une autre essence Il est TRESHAUT
et GLORIEUX -
236. Il serait- le TRES-HAUT- une qualité et ne serait pas qualifié des Vérités
Intelligibles (Macânî) et ce, en toute évidence
237. Il ne serait pas non plus qualifié des Attributs des Manifestations Intelligibles de
l’Essence (Macnawiyya), alors que ces deux catégories (Macânî et Macnawiyya) Lui
reviennent ; le PROCUREUR DES AFFAIRES n’est point un Attribut
238. Et que s’Il avait besoin d’un Facteur, Il serait donc un contingent patent
239. Comment cela d’ailleurs ? Alors que la preuve de Sa PRIMORDIALITE et de Sa
SUBSISTANCE est immuable, en toute évidence
240. La preuve de la nécessité de l’UNICITE du SUBTIL BIENVEILLANT (DIEU),
selon ce qui est rapporté du noble (As-Sanusi)
241. S’Il n’était pas UNIQUE, il serait nécessaire en ce moment que l’acte d’être de toute
créature soit nul
242. Car Son incapacité proviendrait alors nécessairement d’un antagonisme, Sois
vertueux
243. Puis la preuve de Son Attribution de la SCIENCE, de la VIE, de la PUISSANCE et
de la VOLONTE, est que
244. Si quelque chose faisait défaut dans de tels Attributs, rien n’existerait de toutes les
créatures du MAITRE DES CIEUX
245. La preuve attestant la nécessité de l’OUIE, de la VISION et de la PAROLE s’établit
en quatre parties :
246. Son Livre, la Tradition du Choisi par Excellence, sur lui la Paix et le Salut du
PRODUCTEUR
247. La troisième est le Consensus des Savants et enfin, la quatrième est, selon l’avis de
As-Sanusi le chef des savants, que
248. S’Il n’était pas doué de tels Attributs, nécessairement, Il serait caractérisé par leurs
contraires que l’on connaît
249. Et qu’ils sont (ces contraires) des imperfections, alors que toute imperfection à
l’Egard de notre SEIGNEUR est absolument inadmissible
250. La preuve que l’existentiation ou non des possibles posés dans l’être (Mumkinât)
relève des purs possibles (Jâ’izât) à l’endroit de DIEU
251. Même Si un esprit sain les rendait nécessaires ou impossibles à l’Egard de DIEU,
pour quelque être par exemple
252. Alors le possible dans l’être (Murnkin) serait impossible ou nécessaire, or cela n’est
nullement concevable
253. C’est ici que s’achève l’énumération de la totalité des preuves, qui sot au nombre de
dix, rapportées de celui qui connaît
254. Une d’entre ses preuves se rapporte aux qualités de l’âme (Nafsiya) et six en son
établi pour les attributs de négation (Salbiya)
255. La raison de cela, est que la preuve de son attribut d’AUTOSUFFISANCE est
composée de deux parties, sans controverse
256. Pour les qualités intelligibles de leur dérivés, on compte deux (preuves), pour un
motif qui leur est inhérent
257. Car on a indispensablement groupé autour d’un argument unique, huit attributs, en
raison de l’identité qui les lie nécessairement
258. Ce sont : la PUISSANCE, la VOLONTE, de même que la SCIENCE, la VIE et leur
Dérivés, retiens cela !
259. L’Imâm (As-Sanusi), le très suivi a réuni autour d’une preuve également, tout le reste
de ses attributs
260. A cause de leur lien indispensable qui est évident, ce sont les attributs de la PAROLE
de l’OUIE et de la VISION
261. Puis on a établi pour le possible une preuve unique ; puissions-nous dans cette
initiative réaliser nos desseins
LES PROPHETES. (Paix et Salut sur Eux)
262. Orientons à présent les propos vers les Elus, après avoir fait le détail des Attributs du
PRODUCTEUR
263. Quant aux Attributs Indispensables à l’égard des Prophètes, ils sont au nombre de
trois, ô toi bonhomme !
264. Sur eux le Meilleur Salut de DIEU, ainsi que Sa Paix, sans cesse
265. A savoir : la SINCERITE, la FIDELITE et la TRANSMISSION DU MESSAGE
dont ils sont investis, dans quelque domaine connu que ce soit
266. La définition du vocable « As-Sidq » (La SINCERITE), selon cet érudit (l’Imâm As-
Sanusi), c’est de rapport
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